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du Pays du Bessin au Virois

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Cette réalisation a été cofinancée par l'Union européenne dans le cadre du programme LEADER+
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UNE MICRO CENTRALE ELECTRIQUE A VIRE


Réhabilitation d''un ancien moulin !

La ville de Vire dispose d’une retenue d’eau, fort appréciée par ses habitants et il en est ainsi depuis le moyen âge (Xème siècle). Elle est bien souvent appelée « étang de l’écluse » ou « étang de Vire ». Cette retenue est intimement liée à l’histoire et au développement de cette cité.

 


la Vire, source d’énergie du Bassin historique de l’économie viroise




Bâtie sur les marges Est du massif armoricain, la ville de Vire dispose de faibles réserves en eaux sous-terraines.

L’écoulement en surface est très important avec des reliefs marqués et donc un régime torrentiel. Au XIXème siècle, la Vire disposait de vingtdeux moulins entre l’Etang del’écluse et la confluence de la Virène. Le débit est important l’hiver et faible l’été. Au Moyen Âge, on fermait les portes dela retenue d’eau la nuit pour assurer un débit suffisant le jour quand les moulins avaient besoin d’énergie. La puissance générée par l’eau était transformée par les moulins pour actionner différents outils :  meule pour moudre le blé, marteau pour les forges, scie pour les menuiseries, machine de filature et machine de production de papier.




Camille Bru pionnier de la révolution électrique




En 1892 est créé le premier moulin producteur d’énergie par Monsieur Camille BRU, ingénieur électricien qui a réuni la chute d’eau de plusieurs moulins, soit un dénivelé de 15 m. Pionnier dans son domaine, Monsieur BRU a commercialisé l’énergie qu’il produisait pour l’éclairage (en remplacement du gaz et des bougies).

Le prix était exprimé en équivalent bougies. Ce fut un gros succès. Il commença par ses voisins puis construisit des lignes pour apporter l’énergie électrique dans les différents quartiers de Vire puis dans les communes voisines.




L’abandon d’une énergie locale




​Ce moulin produisit ainsi de l’électricité jusqu’en 1960 où par manque d’entretien, les pannes se multiplièrent jusqu’à ce que l’installation arrête définitivement de fonctionner.

Le moulin est alors vendu à un particulier non intéressé par la production d’énergie. Celui-ci casse la turbine pour vendre le métal ; la conduite forcée qui amène l’eau à la turbine reste à l’air libre, s’oxyde et se détériore jusqu’à devenir inutilisable. A l’époque, personne ne s’étonne de cette situation. Le programme nucléaire français est en plein développement ainsi que la réalisation de grands barrages hydroélectriques, les petites unités de productions semblent dépassées.

  


le réveil du moulin




Plus de quarante ans plus tard, en 2003, Serge POISSON, jeune retraité d’EDF et son fils, alors étudiant (étude d’électrotechnique puis sur les énergies renouvelables), s’intéressent au moulin et font des recherches pour savoir si les droits d’eau sont encore valables. Après deux ans de recherches et d’échanges avec l’administration, Serge POISSON obtient, en 2005, la reconnaissance des droits par une direction de l’Etat (la DDAF, aujourd’hui DDTM).




Propriétaire du moulin, Monsieur POISSON se lance dans de colossaux travaux pour remettre en fonctionnement cette micro centrale électrique. Passionné par son projet, il réalise lui-même la réhabilitation, ne baisse jamais les bras devant l’énorme tâche. La phase la plus éprouvante est sans doute, en sous terrain, la restauration de la conduite forcée. Depuis le 7 décembre 2012 le moulin produit de l’électricité : 500 MWh par an, l’équivalent de la consommation  de 166 foyers hors chauffage. Cette énergie est consommée en circuit court. Un transformateur situé en proximité immédiate de la microcentrale permet de redistribuer le courant électrique au quartier. Il faut savoir que l’une des principales contraintes de l’énergie électrique est sa perte en ligne. 8 à 15 % de l’énergie électrique peuvent être perdus sur les lignes longues.

Serge POISSON vend l’électricité produite à EDF. Le tarif de rachat « hiver » (du 1er novembre au 31 mars) est de 12 centimes du kwh. Le tarif « été » (du 1er avril au 31 octobre) est de 6 centimes du kwh. EDF s’engage sur vingt ans pour le rachat de l’énergie, ce qui permet l’amortissement. En général le retour sur investissement est de dix ans. 



  


Un projet éducatif





La micro centrale de Serge POISSON est un support intéressant pour parler d’histoire, de géographie, de physique, de sciences naturelles. Monsieur POISSON accueille déjà des élèves à la demande de leurs professeurs. Il envisage d’utiliser l’espace disponible dans le bâtiment pour mettre en place une exposition pédagogique. Le potentiel de ce site emblématique est multiple.

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